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L'unité des religions

L'unicité de Dieu, l’unité des religions et l’unité de la race humaine sont au coeur des enseignements de la foi bahá’íe .

Abraham, Krishna, Moïse, Bouddha, le Christ, Muhammad, le Báb et Bahá'u'lláh et les autres grands messagers de Dieu ont tous reçu leur inspiration de la même source divine et ont tous été les promoteurs du progrès de l'humanité.

Leurs enseignements n'ont différé qu'en fonction des besoins de l'humanité à leur époque respective. Cependant, l'essence des enseignements des messagers de Dieu, d'ordre spirituel, n'a jamais changé. Un exemple est :


La règle d'or des grandes religions

‘Abdu’l-Bahá écrit qu’un des enseignements de Bahá’u’lláh « est que la religion est une puissante forteresse, mais qu’elle doit engendrer l’amour, et non la malveillance et la haine. Si elle devait conduire à la méchanceté, au mépris et à la haine, alors elle serait sans valeur aucune. Car la religion est un remède et, si le remède provoque la maladie, alors il faut en abandonner l’usage. »1 Bahá’u’lláh a dit : « L’objet fondamental de la foi de Dieu et de sa religion est de sauvegarder les intérêts de la race humaine, d’établir son unité et de développer entre les hommes l’esprit d’amour et de fraternité. »2


Révélation progressive

Selon Bahá’u’lláh toutes les grandes religions sont en réalité une seule religion. C’est le seul Dieu qui a, en chaque âge et par l’intermédiaire de ses messagers, rappellé l’homme a Lui-même. « Sache, pour commencer, que ceux qui sont vraiment sages ont assimilé le monde au temple humain. Et de même que le corps de l'homme a besoin d'un habit pour le vêtir, de même le corps de l'humanité doit être paré du manteau de la justice et de la sagesse. Sa robe est la révélation qui lui est envoyée de Dieu. Dès que cette robe a rempli son objet, le Tout-Puissant la renouvelle. Car une mesure nouvelle de la lumière de Dieu est nécessaire à chaque âge. Et chaque révélation divine a été dispensée et dosée dans les conditions qui convenaient le mieux à l'âge où elle apparaissait. »3

‘Abdu’l-Bahá a dit qu’ « il est nécessaire à l’homme de laisser de côté toutes les superstitions et les traditions qui le rendraient aveugle à la vérité contenue dans toutes les religions. Dans son amour et son attachement à une forme de religion, il ne doit pas se permettre de détester toutes les autres. Il est indispensable qu’il recherche la vérité dans toutes, et si ses efforts sont sincères il réussira certainement. »4 Le préjugé, y compris le préjugé religieux, les préjugés de race, de classe, etc., est le point de départ de toutes les guerres et, comme Bahá’u’lláh l’a affirmé, « la ruine du genre humaine. »

Cependant, Bahá’u’lláh nous dit, « ces règles et observances, ces puissants systèmes religieux si fermement établis, procédent d’une même Source [...] Le fait qu’ils diffèrent doit être tout entier rapporté à la diversité des besoins que présentaient les âges où ils furent promulgués. »5 Il dit, « Gardez-vous, ô croyants en l’unité de Dieu, de distinguer entre les Manifestations de sa cause, de faire à leur sujet quelque discrimination qui aille à l’encontre des signes dont s’est accompagnée leur révélation [...] De plus, soyez assurés que les oeuvres et les actes de ces manifestations de Dieu [...] sont toutes d’ordre divin et reflètent toutes la volonté et le dessein de Dieu. »6 « Chacun d’eux est un miroir de Dieu, ne reflétant rien d’autre que sa personne, sa beauté, sa puissance, et sa gloire [...] Ces Miroirs continueront indéfiniment de se succéder et de refléter la lumière de l’Ancien des jours. »7

Lorsque Bahá’u’lláh parle de la religion, il se réfère à la religion dans sa forme pure, et non pas aux imitations et corruptions humaines des religions qui survivent après un certain temps, quand les hommes recommencent à se battre et se disputer entre eux au sujet de la signification de la parole de Dieu. Ceci a toujours terminé dans les désaccords et les schismes (le division d’une religion en petits groupes ou églises). Afin d’éviter à ses schismes dans la foi bahá’íe, Bahá’u’lláh a déclaré que les questions difficiles doivent être référées à l’Interprète des saintes écritures, ce qui est, de nos jours, la Maison Universelle de Justice. ‘Abdu’l-Bahá a dit :« en cet âge illuminé qui est le nôtre, Dieu enseigne que les conflits et les controverses ne peuvent être tolérés ».8 « En cette dispensation - la dispensation bahá’íe - la cause de Dieu est esprit sans mélange. Sa Cause ne procède pas du monde matériel. Elle n’est destinée ni à la lutte ni à la guerre, ni aux actes de malveillance ou d’opprobre ; son but n’est ni de la disputer à d’autres croyances ni de susciter des conflits avec les nations du monde. Sa seule armée est l’amour divin, sa seule joie est le vin limpide de la connaissance de Dieu, sa seule bataille est l’exposé de la véríté ; sa seule croisade est dirigée contre l’égoïsme persistant et les néfastes impulsions du coeur humain [...] Que tous vos efforts tendent vers ce but : devenir des sources de vie et d’immortalité, de paix, de bien-être et de joie, pour chaque âme humaine - qu’elle vous soit hostile ou favorable. Ne considérez pas la pureté ou l’impureté de sa nature, mais la miséricorde du Seigneur, qui englobe toutes choses, dont la grâce a illuminé toute la terre et tous ses habitants et dont la munificence, dans toute sa plénitude, favorise à la fois le sage et l’ignorant. »9


1. Sélections des Écrits d’‘Abdu’l-Bahá, Bruxelles, 
Maison d’édition bahá’íe de Belgique, 1983, p. 246, #202. 
2. Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh, Bruxelles, 
Maison d’édition bahá’íe de Belgique, 1979, p. 141, CX. 
3. Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh, Ibid., p. 55, XXXIV.
4. Causeries d’‘Abdu’l-Bahá à Paris, Bruxelles, 
Maison d’édition bahá’íe de Belgique, 1971, p. 121. 
5. Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh, Ibid., p. 189, CXXXII. 
6. Idem., p. 41,  XXIV.
7. Idem., p. 50,  XXX. 
8. Sélections des Écrits d’‘Abdu’l-Bahá, Ibid., p. 274, #220. 
9. Sélections des Écrits d’‘Abdu’l-Bahá, Ibid., p.254, #206.