La religion et la science sont les deux forces les plus puissantes de la vie humaine. Toutes deux sont des voies empruntées pour chercher la vérité, et toutes deux sont nécessaires pour le progrès de l’humanité. Bahá’u’lláh enseigne que la vraie religion et la vraie science sont en harmonie complète. Aucune vérité ne peut contredire une autre ; il n’y a qu’une seule vérité.
‘Abdu’l-Bahá a expliqué que, « Si la religion était contraire à la raison logique, elle ne serait plus une religion, mais simplement une tradition. La religion et la science sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs, et à l’âme humaine de progresser [...] Si quelqu’un essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que, d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il ne ferait aucun progrès mais sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme. »1 « Car même si les réalisations matérielles et le développement du monde physique apportent la prospérité qui révèle de façon exquise les buts auxquels elle tend, la menace du danger, de cruelles calamités et de violentes afflictions n’en demeure pas moins présente [...] Si tu dirigeais ton regard vers [...] le développement de forces d’anéantissement et l’invention de matériels de guerre terrifiants, qui déracinent l’arbre de vie, il te serait évident et manifeste que la civilisation est associée au barbarisme. Progrès et barbarisme vont de pair, tant que la civilisation matérielle n’est pas confirmée par la direction divine [et] tant qu’elle n’est pas renforcée par la conduite spirituelle. »2
Mais où se trouve cette « direction divine » ? Comme ‘Abdu’l-Bahá l'a affirmé, « Toutes les religions du temps présent sont tombées dans les pratiques superstitieuses qui ne sont en accord, ni avec les vrais principes de l’enseignement qu’elles représentent, ni avec les découvertes scientifiques d’aujourd’hui. » « Les hommes en sont venus à un attachement tel pour les cérémonies et les formes extérieures, qu’ils se disputent sur tel point du rituel ou telle pratique particulière, et qu’on entend de tous côtés l’écho de leurs arguments fastidieux et de leur inquiétude. » Il y a ceux qui croient même que, « la religion ne nécessite aucune réflexion et ne devrait en aucune façon être réglementée par la science, mais que forcément toutes deux doivent étre en opposition. La conséquence fâcheuse de ceci, c’est que la science s’est écartée de la religion... »3
« Je vous recommande, a dit ‘Abdu’l-Bahá, de peser soigneusement dans la balance de la raison et de la science, tout ce qui vous est présenté comme religion. Si l’examen est satisfaisant, acceptez-la, car c’est la vérité. Si, au contraire, cette religion n’est pas en accord avec la science, rejetez-la car c’est de l’ignorance. » « Conformez toutes vos croyances à la science. Il ne peut exister d’opposition, puisque la vérité est une. Quand la religion, délivrée de ses superstitions, de ses traditions et de ses dogmes inintelligibles, se trouvera en conformité avec la science, alors une grande force d’union et d’assainissement paraîtra dans le monde. Cette force détruira toutes les guerres, les conflits, les luttes et les discordes, et l’humanité sera unie dans la puissance de l’amour de Dieu. »4
1. Causeries d’‘Abdu’l-Bahá à Paris, Bruxelles, Maison d’édition bahá’íe de Belgique, 1971, p. 126 2. Sélections des Écrits d’‘Abdu’l-Bahá, Bruxelles, Maison d’édition bahá’íe de Belgique, 1983, p. 282 3. Causeries d’Abdu’l-Bahá à Paris, Ibid., p. 126 4. Idem, p. 127-8